lundi 2 novembre 2009

Les clubs Français et la ligue des champions

Delgado a permis aux Lyonnais de remporter trois points précieux à Liverpool.




Un cercle vicieux européen :


En ligue des champions, les clubs français ne brillent pas souvent. Ce constat est le même depuis la création de la ligue des champions (sous le nom de Coupe de Club Champions en 1955). Il y a bien eu quelques finales (deux pour Reims, deux pour Marseille et une pour Monaco) et une victoire (celle de Marseille en 1993 contre le Milan AC), mais les clubs français restent mal placés dans le classement européen du palmarès pour cette compétition (aussi bien par nation que par club). En effet, l’Espagne (avec 10 victoires), l’Angleterre (également 10 victoires), l’Italie (9 victoires), l’Allemagne (5 victoires), les Pays-Bas (4 victoires) et le Portugal (3 victoires) dépassent tous la France avec sa victoire. Il faut bien dire que cette tendance ne s’est pas arrangée ces dernières années, les français ne dépassant pas les quarts de finales depuis l’épopée monégasque de 2004 (qui s’est malheureusement terminée par une lourde défaite 0-3 en finale contre le FC Porto). D’où vient cette malchance de la C1 ? Il y a un facteur principal. Les clubs français ne disposent pas d’aussi bons effectifs que leurs homologues européens. Cela est dû au fait que les budgets des clubs français sont beaucoup moins importants que les celui des autres grands clubs européens, et également au fait que les salaires des joueurs de clubs français sont plus taxés que dans les autres clubs européens (ce qui fait que les salaires sont moins attractifs qu’ailleurs). C’est à cause de cela que les clubs français, non sans joueurs talentueux, ont beaucoup de mal à retenir leurs jeunes joueurs, qui partent [trop] tôt vers les grands clubs européens. Dernier exemple en date : Karim Benzema, qui partait de Lyon pour le Real Madrid. Ainsi, les clubs français renouvèlent plus souvent leur effectif sans pouvoir construire sur la durée. Il faut dire que les dirigeants sont parfois impatients. Aussi, les français n’attirent qu’insuffisamment les talents étrangers à cause justement du manque de prestige au niveau européen (les clubs français n’ayant que peu de palmarès continental). Aussi, il est difficile d’attirer des joueurs en France alors que les salaires y sont moins élevés. Ainsi, la France représente plus une régression qu’une progression dans la carrière d’un joueur européen, voir une fin de carrière.

Le championnat de France semble alors piégé dans un cercle vicieux européen qui ne nous rapporterait des coupes aux grandes oreilles qu’occasionnellement. Faut-il s’y résigner ?


Les clubs français cette année :


Cette année, au tirage au sort des poules de la ligue des champions, beaucoup présageaient (encore) une année difficile pour nos clubs français. Il faut dire que Lyon, Bordeaux et Marseille ne sont pas tombés dans des poules faciles : entre la poule serrée de Lyon (Fiorentina, Liverpool, Debrecen), la poule de ténors pour Bordeaux (Bayern Munich, Juventus Turin, Haïfa) et la poule de géants pour Marseille (Real Madrid, Milan AC et Zurich), difficile de voir positivement cette année européenne 2009-10. Et pourtant, les français, après trois journées sur six sont toujours en course pour la qualification en huitième de finale. Même si cela sera difficile pour Marseille (qui n’a que trois points) l’espoir est encore tout à fait envisageable pour les deux autres. En effet, Lyon a obtenu neuf points sur neuf possibles avec une victoire de prestige à Anfield contre Liverpool (1-2). Premier de son groupe, le club rhodanien serait presque qualifié en cas de nul contre Liverpool à Lyon et serait assuré d’être qualifié en cas de victoire. Il ne faudrait cependant pas se relâcher afin d’obtenir une première place qui assurerait à Lyon un adversaire moins difficile en huitièmes et un match retour à domicile. Du côté bordelais, l’espoir est tout aussi grand. En effet, Bordeaux a poursuivi sa marche forcée entamée la saison passée par un titre de champion de France. Les girondins sont allé chercher un point à Turin (1-1), ont battu le Maccabi Haïfa et le Bayern Munich (un 2-1 qui aurait pu finir en 4-1 si deux penaltys n’avaient pas été manqués !). Ainsi, avec sept points, les girondins ont fait plus de la moitié du chemin vers les huitièmes de finale et ont de grandes chances.

Au-delà de ces bonnes performances, ce sont les adversaires battus qui permettent d’espérer : Liverpool et Munich. Ce n’est pas rien même si ces clubs n’étaient pas au meilleur de leur forme. Cela permet à Lyon et Bordeaux d’avoir un match référence, leur conférant un certain prestige, une reconnaissance et montrant qu’ils sont au niveau des grands européens cette année. Nos n’ont donc pas de raison de faire un complexe d’infériorité cette année, qui leur aurait mis la pression dans des grandes rencontres.

Il est tôt pour parler d’une victoire finale, mais on peut espérer un parcours pour nos clubs cette année en ligue des champions.


Pronostics :


Marseille : 3ème de son groupe : repêchée en Europa League.

Lyon : 1er de son groupe : qualifié pour les huitièmes.

Bordeaux : 2ème de son groupe : qualifié pour les huitièmes.


Vincent Decombe

samedi 31 octobre 2009

Le traité de Lisbonne réssucité !

Dernièrement, alors que les Irlandais avaient revotés (cette fois-ci positivement) sur le traité de Lisbonne, l'Europe semblait "relancée". De plus, le président Polonais avait affirmé qu'il allait ratifié le traité suite au "oui" Irlandais. Cependant, il restait le président Tchèque, Vaclav Klaus, à convaincre. Le président Tchèque voulait attendre le résultat de la cour constitutionnelle Tchèque (qui sera annoncé le 3 novembre). Aussi, après ce jugement qui semble positif, le président Tchèque ne posera plus de condition à la ratification du traité, et à sa mise en application dès le 1er Décembre (selon Nicolas Sarkozy). Le dernier "obstacle" est levé, et le traité de Lisbonne, qui semblait mort lors du premier vote (négatif) Irlandais est réssucité.
Vaclav Klaus aurait-il subit et cédé à des pression. Comme le disait Daniel Cohn Bendit, il est envisageable que l'on ai menacé de supprimer le commissaire Tchèque de l'Union Européenne.
Est-ce un nouveau départ pour l'Union Européenne ? L'avenir nous le revellera.

Vincent Decombe

La maison commence à brûler et on éteint chez le voisin.

Depuis Octobre, cela fait 8 ans que les soldats de l’Otan combattent en Afghanistan. Rappelons qu’ils ont été envoyé après les attentas du 11 septembre 2001 car les experts pensaient que le pays, dirigé par les talibans, était un repère d’Al-Qaida et de l’homme d’affaire Oussama Ben Laden accusés d’être les commanditaires de l’attentat qui a touché les Etats-Unis. Au début, tout avait bien commencé. Le régime était tombé avec l’aide de l’alliance du nord qui était une union de peuple refusant le pouvoir taliban. (en vert et rouge sur la carte1).

-Carte 1-

Un nouveau président a été élu : Hamid Karzaï. Il ne restait plus qu’à lutter contre les derniers rebels qui contrôlaient encore le sud du pays. Tout semblait aller pour le mieux. Puis petit à petit, l’Otan a relâché la pression sur les Talibans pour se concentrer sur Ben Laden (qu’ils n’ont toujours pas trouvés). Ces derniers se sont reconstruits en partie aussi à cause des bavures de l’Alliance Atlantique. Ils se sont refaits une santé en exploitant la colère des populations locales qui voient disparaître leurs proches sous les bombardements alliés. Ils contrôlent aujourd’hui environ 80% du pays, mènent des opérations suicides contre les armées occidentales et des attentats contre les afghans (3000 morts dans la première moitié de 2006). Un pays dans lequel on peut renvoyer des afghans en situation irrégulière sans danger ! Enfin c’est un autre débat.

Mais depuis quelques mois, le problème devient encore plus grave. En effet, les talibans ont décidé qu’ils ne se battraient plus seulement en Afghanistan mais aussi au Pakistan qui leur a servi de base arrière entre 2001 et 2006. Ce pays étant allié des Etats-Unis, ils le considèrent donc comme un traître à abattre. Ils essayent de rallier les populations à leur combat mais se heurtent plus ou moins à un refus. Ces dernières voyant cela comme une invasion, leur sont hostiles. Alors ils attaquent l’armée pakistanaise. Le gouvernement a réagi un peu tard et a décidé une grande offensive à l’été 2009 dans ces zones du nord ouest du pays appelées zones tribales qui échappent partiellement à son autorité. Pourtant malgré un recul des extrémistes, ces derniers ont attaqué dernièrement un poste avancé de l’état major causant la mort d’une dizaine de soldats. Vous me direz où est le problème ? Les Pakistanais ne peuvent-ils pas se défendre tout seul ? Je vous répond que les talibans sont une guérilla très difficile à détruire et l’autorité du gouvernement pakistanais est faible aujourd’hui. Ce qui fait craindre un danger très grand dont il faut prendre conscience. Le Pakistan possède depuis 1998, l’arme nucléaire. Quel est le rapport ? Imaginez (ça pourrait arriver aujourd’hui si on aide pas ce pays) qu’après une lutte armée, les talibans prennent le pouvoir, ils auraient le contrôle de la bombe nucléaire !! Eh oui ! Vous imaginez le danger ! Surtout que le Pakistan ne s’entend pas avec l’Inde qui possède aussi la bombe. Un conflit vieux de 62 ans entre hindous et musulmans sur le partage de l’Empire des Indes en 1947 avec la question brûlante du Cachemire partagé entre ces deux Etats et en plus la Chine qui possède aussi … la bombe.




Vous l’aurez compris, un vrai cauchemar pour l’Occident. Il faut donc aider aussi le Pakistan au même titre que l’Afghanistan pour éviter un embrasement nucléaire.



Florian Thomas.

dimanche 18 octobre 2009

Et si on parlait sport ?



La principale nouvelle sportive de ce week-end est bien sûr le titre de Champion du Monde de Formule 1 de Jenson Button.

Que dire de cette saison ? Un seul mot me vient à l'esprit, ennui !
Alors certes, ce n'est pas les armadas qui l'ont emporté, mais force est de constater que l'époque où on prenait plaisir à regarder les Grand-Prix est révolue.

Un pilote qui n'avait gagné qu'une course en 9 saisons qui devient champion du monde, certains salueront la progression, d'autres penseront, à juste titre, qu'il n'y a pas de grand pilote sans grande voiture, malheureusement…



Parlons maintenant Football !
Après deux matchs de l'Équipe de Raymond, qui jouera les barrages malgré un groupe extrêmement simple, la Ligue 1 a repris son bien ce week-end.

Là où Grenoble, bon dernier du championnat, déçoit, Montpellier lui, régale.
Grâce au travail préparatoire de l'accusé Courbis, l'équipe entraînée par René Girard fait un départ tonitruant et se retrouve en tête ex-æquo avec Lyon, défait par Sochaux à domicile ce week-end.
Autre résultat, la défaite de Bordeaux à Auxerre, que tout le monde voyait perdant.

Que doit-on retenir de ce début de saison ?
Des gros dangereux mais en réglages, une crise automnale parisienne qui couve, Grenoble au fond du trou et du spectacle avec une moyenne de buts en forte hausse (2,51/match).


video

Terminons notre rapide tour d'horizon par la "polémique sportive" du moment !
El Pibe De Oro, aussi connu sous le nom de Maradona, a décidé que le moment opportun pour régler ses comptes avec les journalistes était au soir de la qualification de l'Argentine pour la phase finale de la Coupe du Monde Sud-Africaine.

Tel un poète, Diego a utilisé son plus beau vocabulaire, digne de ses années influencées par la Camorra Napolitaine.

Mais sincèrement, outre le fait que ça puisse en choquer certains, n'a t-il pas simplement raison de rendre la pareille aux pseudos-journalistes qui n'ont fait que critiquer et harceler son groupe et lui ?

N'est-ce pas ici la réponse à la liberté de la presse ? Alors oui, il est allé trop loin, mais il n'y a pas de fumée sans feu. Maradona a le mérite ici de dire haut et fort ce qu'il pense, n'en déplaise à Raymond.

Dommage pour la jeunesse, dommage si des femmes se sont senties outrées par ses propos, et ce n'est pas le risque de suspension qui risque de calmer le seul, l'unique, Diego Armando Maradona !



A la semaine prochaine pour un nouveau billet sportif, où la Ligue des Champions et la NBA auront surement leur place…

samedi 10 octobre 2009

Il faut encourager l'emploi jeune !

-Jean Sarkozy-



"Etudiant, 2° année de droit, cherche haute fonction de direction d'un établissement public".


Supposé que, désabusé de mes études de droit, je me lance sur le marché du travail par une petite annonce aussi prétentieuse et ridicule quant à ma qualification et à mon expérience, il ne serait pas étonnant que je reste chômeur une longue période durant si je ne décide pas à revoir quelque peu mon propos.

Pourtant, il semblerait que Jean Sarkozy, fils cadet du Président de la République, ait pu poser sa candidature à la présidence de l'Etablissement Public pour l'Aménagement de la Défense (EPAD), et ce par un "heureux [et hasardeux bien évidemment] concours de circonstances".

Après avoir gravis certains échelons politiques non-négligeables, Jean Sarkozy s'attaque désormais aux hautes fonctions de service public : il n'a, pour ainsi dire, pas froid aux yeux, force est de le remarquer.


Mais qu'est-ce donc que l'EPAD ?

C'est un Etablissement Public assurant un Service Public à caractère Industriel et Commercial créé en 1958. Il a pour charge, et pour le compte de l'Etat et des collectivités locales, d'aménager principalement le site de "La Défense" à Paris, et ce par la mise en place de nombre de plans ou projets architecturaux ou infrastructuraux concernant l'urbanisme.
Cet établissement public devrait très prochainement, dès le 1er Janvier 2010, fusionner avec un autre Etablissement public proche : L'EPASA (Etablissement Public d'Aménagement Seine-Arche), devenant ainsi EPADSA (Etablissement Public d'Aménagement de la Défense Seine-Arche).
Etant donné sa composition (représentants de l'Etat, par le biais de ministères de tutelle et de représentants des collectivités locales), sa présidence a déjà été assurée par des personnalités politiques de premier plan : Nicolas Sarkozy lui même, ou encore l'actuel Président, Patrick Devedjan.
Donc, en tant que président du groupe UMP-NC au conseil général des Hauts-de-Seine, et donc représentant des collectivités locales au conseil d'administration de l'EPAD, Jean Sarkozy peut prétendre à poser sa candidature.
Cela dit, certains personnages politiques, comme Patrick Jarry, Maire PCF de Nanterre, estiment que Jean Sarkozy, n'étant ni administrateur de l'Etablissement Public, et le canton (Neuilly-Sud) dont il est représentant au Conseil Général des Hauts-de-Seine ne figurant pas
dans le périmètre d'aménagement de l'opération d'intérêt national, ne peut être légitime candidat à la présidence le L'EPAD future EPADSA.

Tout devient possible.

Que dire ? Beaucoup de choses :

-Tout d'abord, les responsabilités sont importantes : la gestion et l'aménagement d'un périmètre de 800 Hectares, ce qui correspond à peu près à la superficie du projet du "Grand Paris".
Ces responsabilités s'ajoutent à son activité de conseiller général des Hauts-de-Seine, et, ne l'oublions pas, à ses études de droit (qu'il est supposé avoir continué me semble t-il).
De plus, il ne va pas seulement gérer l'EPAD, mais l'EPADSA, après fusion du 1er Janvier 2010.
Enfin, s'occuper de présider un tel organisme, brassant un budget annuel de 1,3 Milliards d'Euros, c'est là encore, une preuve de l'importance de la tâche qui attend ["si tout se passe bien"] le conseiller général des Hauts-de-Seine.

-Ensuite : a t-il l'expérience d'une telle fonction ? Ce serait son premier poste dans la présidence d'un Etablissement Public. Passer d'un vieux renard de la politique qu'est Patrick Devedjan (65 ans) à un jeune homme à peine "politicien" de 23 ans, avouons que l'écart est grand voire disproportionné.

-A t-il les capacités nécessaires pour exercer à bien cette fonction ? Je ne cherche pas à remettre en cause son capital social, mais à constater un fait : il ne dispose, comme diplôme, que d'un baccalauréat. Il a échoué en classe préparatoire, et n'est encore pas licencié en droit (me semble t-il qu'en Février dernier, il était en 2° année) ! Une telle fonction, de telles responsabilités pour une personne si jeune et dénuée de formation juridique aboutie, la candidature est, excusez-moi du peu, disproportionnée.

-Il faut également souligner que Patrick Devedjan, actuel président de l'EPAD, est "congédié" par le fait qu'il est sur le point de dépasser la limite d'âge (65 ans), limite qui a soigneusement été conservée malgré la demande au gouvernement par Patrick Devedjan d'ajourner la clause d'âge, demande refusée bien sûr, et que dans le même temps, un candidat NC à la fonction (Hervé Marseille) a retiré sa candidature pour permettre à Jean Sarkozy de se présenter.

En gros, il n'a donc plus qu'à foncer !

Donc cette affaire est exubérante, et disproportionnée. Sur le fond, on ne peut pas dire grand chose, mais le fait de griller ainsi les étapes nuit à la carrière politique [en cours] du Père comme à celle à venir [du fils]. Mais elle peut aussi nuire à l'intérêt français : la politique n'est ni un jeu ni un business !

Une pétition circule sur internet pour faire renoncer à Jean Sarkozy sa candidature à la fonction par le biais du site "20minutes.fr".

Nous n'avons plus qu'à compter sur la raisonnabilité du conseil d'administration de l'EPAD, qui élit lui même le président de l'Etablissement Public.

Réponse le 4 Décembre Prochain.

Sources : -Wikipedia.org.
-L'express.
-Le Monde.


Rémi Decombe.

L'affaire Polanski : ou comment se faire une opinion au nez et à la barbe du penser juste.


-Roman Polanski-


Beaucoup de polémiques ont été au centre de cette affaire. Que penser de l'affaire Polanski ? Elément, de réponse et d'opinion.

En Droit, et en Politique.

-D'aucuns Ministres diront que lorsqu'il s'agit d'un artiste, en gros hein, eh bien la loi pouvait ne pas s'appliquer ("cinéaste de dimension internationale"). On a qu'à dire qu'il ne s'est rien passé, le pauvre a eu une vie atroce (citation exacte => "De le voir ainsi jeté en pâture pour une histoire ancienne qui n'a pas vraiment de sens et de le voir ainsi seul, emprisonné, alors qu'il se rendait à une manifestation où on allait lui rendre hommage, c'est-à-dire ainsi pris au piège, c'est absolument épouvantable").
-Certains parleront de la fameuse prescription (mais oui : PRESCRIPTION ! PRESCRIPTION qu'on vous dit !). Il se trouve qu'en droit californien, la prescription de tels crimes (viol, assassinat) n'existe pas : les poursuites peuvent donc s'exercer tant qu'il n'y a pas eu de premier jugement.
-D'autres parleront de l'âge de la gamine : "elle avait 13 ans mais elle en paraissait 25 : quelle allumeuse !".
-Les plus spirituels se diront : "mais s'il est français la France devrait être compétente !". Certes mais :
-1°) C'est trop tard, les faits sont prescrits, la France aurait du se saisir de l'affaire avant (afin de devancer la méchante justice Californienne).
-2°) La territorialité des faits dépasse la nationalité des protagonistes : en principe, est compétente une juridiction du pays où s'est déroulé l'acte délictueux. Donc le droit californien est à juste titre le premier compétent pour résoudre ce cas.
-Les plus irréductibles allégueront le fait que, comme la fille, devenue une femme, ne veut plus poursuivre, eh bien on a qu'à dire qu'il ne s'est rien passé et tout le monde est contant ! Non, encore non ! Le droit pénal n'a pas pour simple finalité de défendre la personne victime : il doit défendre les personnes : l'Etat et la société. C'est un procès qui doit opposer la société au malfaiteur, et à ce titre, le fait qu'une personne ne désire plus poursuivre le délinquant ne justifie pas le fait qu'il ne doive avoir aucun jugement : imaginons qu'un criminel ne soit pas poursuivi après avoir tué une première personne (sur ce motif), et que, par suite, il commette un second meurtre : que dire ? La victime n'était pas d'accord alors on a laissé le mec recommencer ? Qui en paye les conséquences : la société ! Et qui doit en assumer la responsabilité ? l'Etat ! On ne doit donc pas empêcher un Etat d'exercer son autorité.
-Enfin, l'argument du consentement de la jeune fille, si tenté qu'il soit glané par les nez creux, ne tient pas debout. Tout d'abord, parce que les actes sexuels sur mineurs sont prohibés. Ensuite par le fait que, même en se disant : bah oui elle était d'accord, on peut se pencher quelque peu sur la question, et constater qu'à l'époque des faits, Polanski avait déjà 40 ans, et était susceptible de pouvoir profiter de son autorité de sorte à forcer le consentement, vicier le consentement de la jeune femme. Cela peut paraître déplacer (surtout pour un artiste mais enfin !) mais rien ne doit être négligé.
Enfin, il faut souligner que malgré une première arrestation aux Etats-Unis, et une sorte de "libération conditionnelle", Roman Polanski s'était engager à revenir aux USA pour se faire juger, engagement qu'il n'a jamais tenu.

En Procédure.

Sur la procédure, on peut tout de même considérer que ce mandat d'arrêt ressemble à un piège, et qu'il existe un certain abus. En effet, une arrestation après 31 ans de situation de non-jugement, après plus de 25 passages en Suisse, et avant de recevoir un prix pour sa carrière, la publicité peut sembler de mauvais goût, et ressembler à de la provocation.


Cependant, il faut laisser la justice américaine (et plus particulièrement californienne) suivre son cours, et attendre de savoir si oui ou non Roman Polanski s'est bien rendu coupable de tels actes.
Rien ne l'exonère de se soumettre au droit (ni sa qualité d'artiste, ni sa vie atroce dans les camps, le stalinisme et autres barbarie, convenons-en). Rien n'exonère la justice californienne de rendre justice.
Donc : laissons l'affaire se dérouler, arrêtons de polémiquer inutilement, et arrêtons de réclamer une justice à géométrie variable !

Rémi Decombe.

samedi 3 octobre 2009

Le traité de Lisbonne approuvé par les Irlandais !


Hier avait lieu le (second) référendum proposé aux Irlandais sur le traité de Lisbonne. Ce traité a été initié par Nicolas Sarkozy en 2007 pour « relancer » la construction européenne, qui paraissait « paralysée » après le non Français à la constitution européenne. Ce fut très rapide : y mettant du volontarisme, Nicolas Sarkozy a très vite réuni nos partenaires européens et les uns après les autres, les différents parlements nationaux d’Europe ont approuvé ce traité, qui paraissait pourtant assez similaire à la constitution européenne de 2005 (Valery Giscard d’Estaing l’avouait, lui qui faisait partie de la commission de rédaction du traité de constitution européenne). Ainsi dans 24 pays, le traité fut approuvé. En France, le congrès de Versailles a approuvé grâce au vote des Verts, du Modem, d’une partie du PS et de l’UMP. Mais en Irlande, ce fut le peuple qui a été consulté. Ainsi, moins d’un pour cent des européens étaient consultés pour le nouveau traité. Et les Irlandais s’étaient exprimés démocratiquement et majoritairement en faveur du non, à 53,4 pour cent. Le principal homme politique Irlandais du non était alors Declan Ganley. Beaucoup parlaient encore d’un blocage de la construction européenne.
Cependant, cette réponse ne plaisant pas à beaucoup, il fut décidé de faire revoter les Irlandais. On pouvait pensé que le traité serait légèrement modifié, mais ce n’était pas possible, car nombre de pays européens avaient déjà approuvé le traité par la voie parlementaire. L’Europe ne voulant pas faire mourir le traité, comme il aurait été logique de faire (si l’on respecte la démocratie), il fut donc reproposé aux Irlandais, sans doute dans l’attente d’un oui. Hier, les Irlandais ont donc revoté. La victoire du oui est cette fois sans appel (et peut être plus satisfaisante et légitime pourrait on penser) : on parle de plus de 70 pour cent de oui dans certaines circonscriptions ! Le dépouillement n’est pas terminé et les résultats ne sont pas définitifs, mais la résignation de Declan Ganley est significative : il parle d’une victoire convaincante.
Le traité est sur le point d’être ratifié par les Irlandais. Il reste donc deux pays : la Pologne et la République tchèque. Le président polonais a dit qu’il ferait ratifié par le parlement le traité dès que les Irlandais le feraient. En revanche, pour le président de la République Tchèque, Vaclav Klaus, c’est une toute autre affaire : il s’agit en Tchéquie de faire examiner le traité par la cour constitutionnelle. Certains le menacent de jouer la montre, alors que les prochaines élections au Royaume Uni arrivent et qu’elles voient les conservateurs favoris, ceux-ci promettant un référendum sur le traité.
Pour empêcher la machine d’être bloquée, certains comme José Manuel Barroso (le président de la commission européenne) voudrait faire pression sur le président tchèque. Daniel Cohn Bendit affirme que cette persistance de Vaclav Klaus pourrait coûté à son pays un poste de commissaire !
Quoiqu’il en soit, si ce traité passe, il aura eu bien du mal, n’aura pas fait l’unanimité et sera passé dans la difficulté et grâce au forcing.

Sources : http://tf1.lci.fr/infos/monde/europe/0,,4828499,00-l-homme-qui-bloque-encore-le-traite-de-lisbonne-.html
Pour en savoir plus : http://www.lefigaro.fr/international/2009/09/27/01003-20090927ARTFIG00038-irlande-le-oui-a-lisbonne-creuse-l-ecart-.php

Vincent Decombe

mercredi 16 septembre 2009

C'est la rentrée !!

Il faut bien que cela arrive un jour…Pour ma part, la rentrée s’effectue fin septembre, mais pour les politiques, celle-ci a eu lieu fin août et début septembre, notamment aux universités d’été. En effet, c’est l’occasion pour tous les partis de relancer la machine, de discuter avec les militants de nouvelles idées, du rang à tenir, de la stratégie à adopter (d’autant plus que les régionales arrivent en 2010). Faisons donc le bilan de cette rentrée politique féconde.


La gauche essaye de s’entendre :


La gauche, toujours autant plurielle, s’est réunie en plusieurs universités d’été. Le PS a ouvert le bal à la Rochelle, en invitant par la même occasion tous les partis de gauche. Martine Aubry et Vincent Peillon ont invité toute la gauche à participer aux primaires avec les socialistes, dans le but de s’entendre pour les régionales, et pourquoi pas à terme pour les présidentielles de 2012. Des discussions ont même lieu avec le Modem, François Bayrou ayant déclaré ne plus se sentir de droite. Tout cela formerait une large opposition allant du NPA au Modem en passant par le PCF, le PG, le MRC, les Verts et le PRG.

Cependant, ces primaires ne sont pas forcément les bienvenues et certains hommes politiques y sont réticents. Jean-Luc Mélenchon demande en effet à savoir quelles seront les modalités de ces primaires, le nombre de socialistes présents…Les alliances à gauche sont donc en voie mais rien n’est fait.


Bayrou ambiguë :


Leader du Modem, François Bayrou était autrefois dans les rangs de l’UDF, qu’il a ensuite recentrée en la renommant la nouvelle UDF. Aujourd’hui, il n’est peut-être plus de droite, mais pour autant, il n’est pas de gauche…L’éventail de son électorat du centre-gauche au centre-droit fait de son parti un parti tout à fait au centre pouvant nouer des alliances avec la droite comme la gauche. Cependant, dans le contexte actuel, François Bayrou est plus dans l’opposition et une alliance avec la gauche paraît un peu plus probable qu’avec la droite. Pour les régionales, les alliances se feront au deuxième tour en fonction du contexte dans chaque région, ce qui n’exclu en rien des alliances avec la droite. Le positionnement de Bayrou est donc très ambigu.


La droite resserre les rangs :


A droite, la Majorité Présidentielle s’élargit. Le Mouvement Pour la France (de Philippe de Villiers) et les « chasseurs » du CPNT (Chasse Pêche Nature et Traditions de Frédéric Nihous) ont rejoint les partis soutenant la majorité présidentielle, déjà forte de l’UMP, du Forum des Républicains Sociaux (de Christine Boutin), du Nouveau Centre (d’Hervé Morin), du Comité National des Indépendants, de la Droite Libre, de la Gauche Moderne (de Jean-Marie Bockel) et des Progressistes (d’Eric Besson). En vue des régionales, la droite s’uni donc, afin de rééquilibrer les régions et d’en récupérer quelques unes (elle n’en a que 2 sur 22 actuellement).


Presque toute la droite s’est donc unie à la Majorité Présidentielle, mais ce ne fut pas du goût de Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la République. En effet, celui-ci critique De Villiers qui rejoint la majorité après l’avoir beaucoup critiqué dans des sujets essentiels (notamment aux dernières européennes). C’est ainsi que Nicolas Dupont-Aignan espère rallier les déçus du MPF, après avoir accueilli dans son parti des chevènementistes, des déçus de l’UMP,…


A l’extrême droite, le Front National n’a pas pu organiser d’université d’été. Jean-Marie Le Pen a dernièrement annoncé qu’ils prendrait bientôt sa retraite politique (vers 2010 ou 2011) afin de laisser la place aux jeunes. Ainsi, il est probable que Jean-Marie Le Pen ne reparte pas pour une nouvelle campagne présidentielle : le candidat FN serait alors soit sa fille, Marine Le Pen, soit Bruno Gollnisch.

Ainsi, cette rentrée politique est agitée : les régionales arrivent et ils faut à nouveau se mobilier pour la campagne à venir. Les alliances et stratégies se concluent : la rentrée est donc active.

Nous verrons les thèmes de cette rentrée, dans un article à suivre.


Vincent Decombe

dimanche 30 août 2009

Les années Jungle.

C'est le titre d'une émission radio qui passait cet été sur France Culture. Je vous préviens un peu tard mais sachez que cette émission est très intéressante, et sait mêler agréablement musique "Jungle" et sujets intéressants : la crise de 1929, Jack London, Duke Hellington, Al Capone, Levi-Strauss : bref, tout ce qui fait le charme des années folles. Cette émission, passant pendant tout l'été sur France Culture (qui sait dénicher les bons sujets et les bons animateurs), est présenté par Michel Le Bris -à droite- (Ecrivain Français, spécialiste d'un autre écrivain, Robert Louis Stevenson) et Patrice Blanc Francard -à gauche- (Producteur et Présentateur multimédia). Cette série, composée de 25 épisodes, est disponible sur le site de France Culture, pour tous les fans de musique et les intéressés de cette période de l'histoire.



Pour écouter la dernière émission en date :

http://media3.radiofrance-podcast.net/podcast09/11138-28.08.2009-ITEMA_20192586-0.mp3

Pour découvrir, en savoir plus :

http://sites.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/sommaire/


Sources : France Culture, Wikipédia.

Rémi Decombe.

Vous reprendrez bien un peu de pouvoir !

Idriss Déby, Président du Tchad.

Je reprends la plume ou plutôt le clavier pour vous parler d’une nouvelle tradition dans les pays du Sud qui se répand de plus en plus surtout en Afrique.
Désormais les coups d’Etat ont changé de nature. Il existe toujours les traditionnels avec l’armée qui prend le pouvoir comme dernièrement au Honduras le 28 juin dernier ou en Mauritanie il y aura bientôt un an.
Mais maintenant, ils prennent une autre dimension qui les rend plus difficile voire quasiment indétectables. En effet, maintenant les chefs d’Etat, qui ont prit goût au pouvoir et qui ne peuvent se représenter une troisième fois dans leur pays pour raisons constitutionnelles, décident de demander à leur peuple via un référendum dit populaire de transformer la constitution. Cette dernière ne permet pas de faire plus de deux mandats ; pas de problèmes : on demande aux citoyens s’ils veulent la changer et s’ ils acceptent, on y écrit que le chef de l’Etat peut se représenter à un troisième mandat. Même on supprime le nombre maximum de mandats. C’est bien un coup d’Etat dissimulé. Les populations sont manipulées et on leur fait miroiter de belles promesses qui ne seront bien-sûr jamais tenues.
C’est comme cela que le président algérien Abdelaziz Bouteflika a sollicité et obtenu un troisième mandat, que la constitution modifiée, lui interdisait auparavant. Je peux citer Idriss Déby au Tchad, Paul Biya au Cameroun.
Dernier exemple en date : Mamadou Tandja, 71 ans, au Niger. Le référendum qu’il a organisé est un véritable plébiscite : 92% des nigériens ont répondu positivement pour une prolongation de son mandat de trois ans. D’après ce dernier, la participation fut de 68%. Le chef de l’Etat a pu ainsi passer outre les institutions étatiques. En effet, le Conseil Constitutionnel et le Parlement pourtant contrôlés par monsieur Tandja ont dénoncé ce référendum. Le Parlement l’a d’ailleurs payé d’une dissolution en mai et depuis le pays n’est plus gouverné que par décrets. Quant à l’opposition, elle a déclaré que seuls 5% des inscrits sur les listes se sont déplacés pour aller voter. Malheureusement, le faible taux de participation n’empêche pas le président de déclarer qu’il obéit à la volonté du peuple.
L’Afrique ne peut pas s’en sortir si des chefs d’Etat négligent la démocratie. Elle est la clé du développement et de la liberté. Malheureusement les pays occidentaux ne font que protester et n’agissent pas assez !


Florian Thomas.